Vous vous rappelez sûrement d’avoir eu un jour un voisin, une voisine de classe qui copiait sur vous ? Peut-être avez-vous vous-même tenté de copier sur ce si bon élève placé à côté de vous ? Et quelle était immanquablement la réaction ? « COPIE PAS ! » Avec, vous savez… le bras qui se replie sur la copie pour tenter de masquer un peu quelque chose !
Eh bien aujourd’hui, je pousse un coup de gueule contre tous les copilleurs de toute sorte, contre tous ceux qui ne respectent pas le copyright, contre tous les feignants qui se nourrissent du travail des autres. Ça faisait longtemps que je mûrissais un article sur ce sujet, un copillage constaté de trop m’a enfin décidée à le rédiger. Je n’ose même pas penser à tous ceux que je ne pourrai pas détecter… car si j’ai pu constater la copie de certains de mes contenus, c’est tout simplement parce que ce sont des « collègues » qui m’ont pillée !
Je me souviens notamment d’un gars, un gars qui s’est fait un « nom » sur Internet et qui avait diffusé un article sur un site de contenus libres disant qu’il fallait « espionner » ses concurrents, non seulement pour savoir comment ils travaillaient mais aussi parce que le risque d’être copillé était beaucoup plus important qu’on ne pouvait l’imaginer et qu’il fallait donc être vigilant…
Cet article m’avait fait beaucoup rire car son auteur m’avait justement pillée quelques temps auparavant en reprenant mot pour mot une squeeze page que j’avais traduite de l’anglais, une squeeze page sur laquelle figurait pourtant un copyright… eh bien ça n’a pas empêché ce beau parleur de faire un joli copié-collé sur MA page pour créer la sienne !
Bref, je ne vais pas ici raconter par le menu tous les copillages que j’ai pu constater, ce n’est ni intéressant ni marrant, juste attristant. Ce qui me chagrine surtout, c’est de voir des prétendus professionnels du marketing Internet, des gars qui se sont fait un nom dans le milieu, des gars qui seraient les premiers à hurler s’ils constataient qu’ils ont été copiés, des gars qui mettent consciencieusement des copyrights sur leurs sites, des gars qui défendent les bonnes pratiques, la netiquette et tout le tralala, donc des gars qui sont en principe au courant de toutes ces choses et qui se laissent aller à copier les autres (les autres, que dis-je ! les collègues !) sans retenue.
Je ne parle même pas ici des ados qui copient sans savoir, parce que personne ne leur a jamais dit ! Je me souviens d’un jeune lors d’une session d’éducation aux médias que j’avais donnée dans un lycée qui m’avait dit « mais Madame… puisque c’est sur Internet, on peut prendre ! » Alors évidemment quand on ne sait pas… c’est normal de faire des erreurs, mais pour ceux qui savent, qui ont une activité professionnelle sur Internet, c’est impardonnable !
Mettre un copyright sur une page Web, ce n’est pas juste pour faire joli. Il faut savoir que même des textes aussi peu créatifs que des mentions légales ou des conditions d’utilisation ou des conditions générales de vente sont soumis au droit de la propriété intellectuelle, cela m’a été confirmé par une personne de mon entourage qui est spécialiste du droit sur Internet.
On peut juger que c’est un peu excessif, il n’en reste pas moins que quelqu’un qui rédige ses textes, ses notices, qui choisit ses images pour créer ses pages, fournit un véritable travail qu’il n’y a pas lieu de piller. Au mieux, ce travail peut servir de source d’inspiration, c’est tout.
S’il m’arrive de m’inspirer de certaines bonnes idées que je trouve par ci par là, lorsque je réalise mes pages, je rédige toujours mes textes et mes notices, je choisis toujours mes propres images, je fais des vérifications de manière à donner toujours des informations exactes, j’agence les choses à ma manière… bref, je fais mon boulot.
Alors, à ceux qui m’ont copillée sans états d’âme, je dis… les gars… mais vous croyez qu’on ne vous voit pas faire ? D’ailleurs, si vous passez par là et que vous vous reconnaissez, je vous salue bien bas et sans rancune ! Mais par pitié ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse et balayez devant votre porte avant d’énoncer des grands principes ! Parce que, un de ces jours, vous tomberez sur quelqu’un que ça ne fera pas rire du tout et vous devez savoir que ça peut coûter très cher de copier le travail de quelqu’un d’autre.
Il va de soi qu’il est pratiquement impossible d’éviter le copillage ou alors on passerait son temps à parcourir le Web pour trouver des contrevenants. Les scripts anti clic droit ? Tout le monde sait que cela ne sert à rien sauf à effrayer momentanément les débutants et encore… et puis pour les textes, on ne peut vraiment rien faire du tout.
Après le dernier constat de copillage qui remonte seulement à quelques jours, j’en ai eu marre alors je me suis plongée dans des recherches pour savoir comment faire pour trouver des contenus dupliqués. Jusque là, je n’avais pas pris le temps de me pencher là-dessus mais en fait il y a pas mal d’outils gratuits. En voici quelques uns :
Il y en a d’autres mais tous reposent plus ou moins sur le même principe de recherche dans les archives de Google notamment. On peut aussi travailler avec Google Alerts, il semblerait que ce soit une bonne technique. Et pour les blogs ou pour tout flux RSS, il y a Fair Share qui est gratuit lui aussi.
A côté de ça, ayant déjà et depuis très longtemps exploré tout ce qui concerne les droits d’auteur, la propriété intellectuelle et les sites payants de dépôt d’œuvres, j’ai cherché à savoir comment protéger ses contenus rapidement et à moindre frais et au passage j’ai trouvé cette page qui donne quelques bons conseils en cas de constat de pillage : http://www.unesourisetmoi.info/pages/proteger-recours.php
Finalement, je suis tombée sur quelque chose de très intéressant que je me suis empressée de tester et je dois dire que le fonctionnement est des plus simples. Il s’agit de Myows, qui en plus d’être gratuit, a l’immense avantage d’être proposé en français. Sur Myows, vous pouvez déposer n’importe quel type de fichier pour une capacité de stockage allant jusqu’à 512 Mb.
Lorsque vous déposez vos fichiers sur Myows, un certificat est généré automatiquement qui fait foi de la date et de l’heure d’enregistrement et qui peut le cas échéant vous servir lors d’un litige. Vous disposez également d’une petite bannière portant le numéro de l’enregistrement que vous venez de faire et que vous pouvez placer sur les fichiers que vous avez protégés.
Pour l’instant, Myows est en phase beta et devrait donc bénéficier de multiples développements à venir parmi lesquels un outil de détection de contenus dupliqués mais j’ai déjà trouvé que ce service était extrêmement facile à utiliser et très rapide à prendre en mains si bien qu’il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour protéger la plupart des pages de mes sites qui présentent un contenu conséquent.
Voilà, peut-être que ça ne découragera personne de continuer à piller mes contenus mais j’ose croire que le fait d’afficher sur mes pages les signaux d’une vigilance particulière à cet égard suscitera un peu plus de respect.
Car il s’agit bien de cela, de respect et de rien d’autre.
























